10 janv. 2010
24 nov. 2009
14 nov. 2009
25 juil. 2009
L'insécurité au nord du Mali
Amghar Ag Mohamed
Site d,azawade : http://leberbereoumali.blogspot.com/
Notre page en Francais: http://leberbereoumali.blogspot.com/search/label/Fran%C3%A7ais
Comme vous le savez, depuis le début des crises politiques qui ont secoué l’Algérie dans les années 90,les éléments des groupes salafistes pour l’appel et le combat se trouvent au nord du Mali au su et vu de tous les deux Etats(Mali et Algérie)
Vers la fin de l’année dernière,après une résistance touarègue très active dans le nord du Mali, un accord a été signé entre les dirigeants maliens et algériens afin de s’emparer de deux tendances(touaregs et groupes salafistes)
Les clauses des accords comprennent ceci
L’Algérie doit mettre en œuvre tous les moyens nécessaires et disponibles pour arriver à un terrain d’attente entre le Mali et la résistance armée touarègue. En d’autres termes,
l’Algérie doit jouer le rôle de mediataire dans les négociations pour aboutir à une paix durable entre le Mali et les touaregs. L’Algérie a posé comme condition, une fois que la paix s’est établie au mali,ce dernier doit combattre jusqu'à déloger les bases des groupes salafistes(devenus Alquida du magreb islamique),installées dans le nord du Mali
C’est ce qui se réalise sur le terrain actuellement. Après les accords et l’établissement de la paix entre le Mali et les combattants touaregs, l’armée malienne s’est engagée dans la guerre contre Alquida du magreb islamique
Selon nos informations plusieurs affrontements ont opposé l’armée malienne aux groupes salafistes au nord du pays. La semaine dernière les éléments des groupes salafistes ont attaqué une base de l’armée malienne située entre Tawdanni et Timbouctou.Le bilan est lourd pour le coté malien. Les groupes salafistes ont tué plusieurs dizaines dans l’armée malienne et pris d’autres dizaines en otage. Plusieurs militaires maliens sont portés disparus laissant la base vide
De sources bien informées, un arsenal malien a quitté Timbouctou à la poursuite des éléments des groupes salafistes
Nous affirmons que cette guerre ne concerne en aucun cas la nation touarègue. Donc les responsables touaregs doivent s’éloigner de cette guerre dont les conséquences risquent d’être incalculables, même si le gouvernement malien tente de les impliquer
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30 mai 2009
Tombeau pour Kalakoa, le touareg inconnu

Kalakoa
(d’après une photo de Pascal Maitre)
Les militaires – comme toujours –
les militaires ne font qu’obéir aux ordres du pouvoir qui les emploie. Que ce « pouvoir » soit légitime ou dictatorial.
Mais, quand il arrive à un pouvoir à la solde de « grandes puissances » et se partageant avec elles le produit du vol des matières premières, au détriment des citoyens d’un pays pauvre, oui, quand il arrive à un pouvoir de laisser la bride sur le cou de ses militaires en leur octroyant TOUS POUVOIRS, et ce afin de mater des soi-disant « rebelles » [comprenez : rebelles à l’enrichissement personnel d’une minorité corrompue], alors… il peut arriver également que ces mêmes militaires fassent preuve de zèle, et exécutent les ordres ET les rebelles avec une violence dix fois supérieure à celle que le pouvoir attendait d’eux. Une violence sauvage. Aveugle. Sadique. Ou tout à la fois. Une violence qui se torche avec la Convention de Genève, puisque cette violence va bien au-delà de « l’ordre » même.
Dire que cette brutalité inimaginable laisse jusqu’aux donneurs d’ordre sans voix… Ah, les hypocrites !
C’est une « bavure » de ce genre qui s’est produite, un jour de l’été 2007. Et aucun journal télévisé de France ni de Navarre n’en a parlé. Je l’ai appris, moi-même, grâce au « Requiem pour un nomade » du reporter Michael Stuhrenberg, en feuilletant, par hasard, le n° d’octobre 07 du magazine Géo. Les crimes furent perpétrés au Niger *, pays pauvre parmi les plus pauvres. Mais pays dont le sous-sol est riche en uranium !
Kalakoa, paisible nomade touareg, et deux autres Kel Tadele ** abreuvaient chèvres et chameaux au puits de Tezerzait. Les trois vieillards – dont un aveugle et un octogénaire ! – se retrouvent vite encerclés par pas moins de cent soldats nigériens. Considérés aussitôt comme des « poseurs de mines » – ils n’ont pourtant rien de rebelles – tant pis : après deux jours de brimades et de corvée d’eau, ils seront froidement égorgés. Puis découpés en morceaux : folie, sauvagerie ou volonté de « faire un exemple » ? Enfin, les soldats les enterreront sommairement autour de ce même puits.
Kalakoa et ses compagnons d’errance auraient pu être arrêtés.
La soldatesque était en nombre suffisant… Non. Kalakoa est mort.
Sans comprendre.
Sans autre forme de procès.
***
Je dessine ton portrait,
et ton regard hante mes nuits d’Européen sédentaire.
Moi qui vis auprès de com-patriotes toujours prompts
à glorifier NOS militaires, quand ils défilent
aux côtés de Bechar el Assad, ce 14 juillet, par exemple.
Prompts à pleurer NOS morts en Afghanistan.
Ou à vendre, via le VRP Sarkozy, nos centrales nucléaires (si friandes d’uranium) aux dictateurs…
Kalakoa. J’écris pour esquisser un tombeau de papier
dans le désert du Niger ; un tombeau
à ta mémoire, ô touareg inconnu !
Les mots s’ensablent… Qu’importe ?
Je t’élève ce tombeau de poussières, de mots nomades,
en toute fraternité [arrachée à notre devise républicaine].
Afin que mon poème soulève le voile de ton chèche,
découvre ton martyr imbécile, monstrueusement inutile.
Dans l’espoir que les vers reconstituent tout ton être
dans sa plénitude, parmi Dakoye, ta femme, et vos neufs enfants.
Pour que ton portrait d’homme au regard droit, nomade,
éclaire d’un sourire cet univers mondialisé
qui se fout de la paix, de la nature, de la vie…
comme de son premier crash boursier !
Kalakoa, mon frère d’âme, je te parle avec chaleur,
et souhaite ainsi que nul/le n’ignore le froid du métal
réglementaire et militaire qui s’abattit sur toi ;
s’abat encore et toujours sur tes semblables :
Afghans ; Boliviens ; Irakiens ; Kabyles ; Palestiniens ;
Tchétchènes ; Tibétains ; Touaregs…
au nom du terrorisme d’Etat
qui ne fait pas de détails
dans sa boucherie légale
sponsorisée par les industriels ***
avec l’aide des commis voyageurs
de nos irréprochables pays « développés »
pour qui une vie humaine ne vaut pas cher,
pour qui seuls comptent les marges bénéficiaires,
la croissance positive, le profit maxi…
Kalakoa, quel poète, quel naïf a écrit :
« Le crime ne paie pas » ?
* * *
Les soldats qui vous ont assassinés, et le Président Tandja qui les en a chargé, et s’en est félicité, croient-ils vraiment que, en massacrant trois vieillards désarmés, ils vont réussir à intimider les rebelles du MNJ ? Croient-ils ainsi pouvoir décourager toute tentative de résistance ? Les vrais rebelles, arrivés peu après sur les lieux du massacre, ont attaqué les soldats restés sur place pour se repaître des chameaux de Kalakoa. Cet accrochage fit 15 morts et 43 blessés…
Pour que nul n’en ignore,
pour que nos étranges affaires étrangères
chères à Kouchner
ne se drapent pas davantage dans le cynisme
de la « real-politique »,
pour qu’aucun autre crime impuni
ne vienne rougir l’ehan **** d’aucun nomade,
pour que ton sacrifice absurde ne se reproduise,
Kalakoa ;
j’ai essayé, moi, petit blanc de France,
de dire devant ta tombe que la bonne conscience
des néo-colonialistes,
qu’ils soient Américains, Chinois, Russes
ou Européens, n’est pas plus soluble
dans l’eau du lac Leman, sis Genève,
que ne l’est le sable du désert nigérien
dans le sang d’innocents.
* * *
* classé par les Nations unies 177ème sur… 177 !
** membres d’une tribu touareg
*** de type AREVA, Bouygues, BP, Dassault, Monsanto, Total…
**** tente, dans la langue des Kel Tadele
Source: http://evazine.com/
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25 janv. 2009
A propos des prisonniers de la Résistance Touarègue.
Qu'il s'agisse du Niger ou du Mali, il faut savoir une chose, l'armée ne fait pas de prisonniers, elle les execute!
Nous en avons la preuve depuis le début de la Rebellion, les seuls prisonniers que fait l'armée, ce sont des civils sans defense.
La Haine des militaires envers les Touaregs est si grande, qu'ils sont incapables de se retenir face à des combattants faits prisonniers (même si cela est aussi rare que l'eau dans le desert), ils preferent les abbatre pour assouvir une soif de vengeance.
Cela est la consequence de la mauvaise representativité de certaines ethnies dans nos armées nationales (touaregs, arabes, peuhls), dont les civils peuvent facilement etre executés par des soldats en mal de victoire militaire.
De l'autre côté, nous avons des rebelles qui traite honorablement les prisonniers, au point qu'au moment de se separer, beaucoup des prisonniers fondent en larme (cas des prisonniers du MNJ).
Les Touaregs ne tuent pas des personnes affaiblies à cause de l'Ashaq, les autres populations aussi ont une conduite d'Honneur dans la guerre, mais cela est faussé par la Haine transmise depuis des générations contre les "peaux blanches".
C'est là qu'on peut mesurer le sentiment qui anime les populations du sud. Si les militaires traitent les rebelles comme ces derniers les traite, je pense que les rebelles eux-même changeront beaucoup de choses dans leur lutte.
On sait aussi que lors de l'attaque de la compagnie de Nampala, les hommes de Bahange ont laissé partir plus de 180 militaires, dont la plupart étaient blessés par balles, n'est-ce pas une preuve de fraternité dont pourraient s'inspirer les armées nationales?
Mais aujourd'hui, ce qui est déplorable, c'est de constater que le gouvernement central arrive à monter les Touaregs ou Maures les uns contre les autres, en les manipulant. Là aussi il faut reconnaitre la bassesse de ceux qui se livrent à ce jeu.
Si ATT considerait Elh Gamou ou Oul Meydou comme de vaillants officiers, pourquoi n'ont-ils pas droit à des promotions; au grade de Général?
Ou est-ce parce qu'il sait que les gens faits prisonniers sont ceux-là même qui étaient prêts à déposer leurs armes pour rejoindre Kidal?
Quelqu'en soit les raisons, une chose est certaine, les Touaregs prendront l'ascendant militaire sur le terrain car en plus de la stratégie militaire, vient s'ajouter l'Humanité dans le traitement des civils du sud ou des prisonniers militaires.
Les dirigeants politiques maliens et nigeriens croient que la solution au probleme Touareg est dans l'élimination physique des chefs militaires.
C'est une erreur, car la fibre de la resistance n'est pas dans Bahanga ou Iyad ou Rhissa boula, elle est dans la Culture Touaregue, qui refuse l'Injustice.
A present je vous pose une question.
Pourquoi les Touaregs du Mali sont-ils encore dans le schéma tribal d'avant les independances?
Car malgré tout, ATT arrive toujours à vous opposer les uns contre les autres, ce qui est impossible au Niger.
Il y a aussi les Touaregs d'origine "serfs" (non pas esclaves car les Touaregs n'en ont pas) dont certains menent une bataille sans merci contre leur propre communauté.
Cela aussi est bien dommage, car ce n'est pas en reniant leur Targuité qu'ils augmentent leur estime auprès des autres communautés, ou d'ATT.
Il suffit de parler d'Imouhar, d'Ifoghas ou d'Imrad pour opposer les mouvements ou même les cadres.
La-dessus, je crois que les cadres Touaregs doivent assumer leur responsabilité.
Enfin, pourqoi les Touaregs et les Songhais ne s'unissent pas comme lors de la pénétration coloniale?
Kaocen Maïga
Source: Issikta
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19 janv. 2009
1 des 8 prisonniers touaregs succombe aux tortures
L’armée malienne en complicité avec certaines milices touarègues,a pu prendre lundi 11 janvier ,sur le champs de bataille, un groupe de 8 combattants touaregs, au nord du pays.
D'après des sources bien confirmées depuis Bamako, ces combattants prisonniers de guerre, ont été sauvagement torturés, au cours de leur transfert et de leur emprisonnement à Bamako par des agents de la SE (Sécurité d'État). Ces tortures inhumaines ont causé la mort d’un de ces prisonniers.
Aucun droit n’est considéré pour ces prisonniers de guerre, qui continuent jusqu’à preuve de contraire, à subir un traitement inhumain et barbare entre les mains des militaires maliens.
Ceci est paradoxal du moment où chaque fois que les militaires maliens tombent entre les mains des combattants touaregs, tous les droits reconnus pour les prisonniers de guerre sont respectés jusqu’à leurs libérations.
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18 janv. 2009
Accord d’Alger et autorités maliennes – 18 janvier 2009
Dimanche 18 janvier 2009
Accord d’Alger et autorités maliennes – 18 janvier 2009
Les autorités maliennes ne cessent d’affirmer que 18 points de l’Accord d’Alger (signé en juillet 2006) ont été appliqués à ce jour et qu’il n’en resterait que 3 à mettre en œuvre, nous tenons à faire le point suivant :
Points principaux de l’Accord signé à Alger (juillet 2006) NON APPLIQUÉS à janvier 2009 :
1. retour du dispositif militaire et sécuritaire déployé dans la région, à son niveau antérieur au 23 mai 2006,
2. délocalisation des casernes militaires hors des zones urbaines et de pâturages conformément aux dispositions du Pacte National de 1992,
3. création d’un conseil régional de coordination et de suivi (compétences politiques particulières et coordination des actions de développement avec les bailleurs de fonds, etc.),
4. mise en place d’un programme d’insertion et de réinsertion des Touaregs touchés par les événements,
5. dans le domaine de l’emploi, création des petites et moyennes entreprises, octroi de crédits et formation des bénéficiaires dans les domaines de la gestion,
6. instauration d’un système de santé adapté au mode de vie des populations nomades,
7. exécution d’un programme durable pour l’accès à l’eau potable au niveau de toute la région et notamment les localités importantes,
8. le bitumage des axes routiers principaux : de Kidal vers Gao, Menaka et l’Algérie,
9. réalisation de l’aérodrome de Kidal et réhabilitation de l’aéroport de Tessalit,
10. électrification des chefs lieux des cercles et des communes,
11. couverture de communication téléphonique au niveau des chefs lieux de cercles et de communes,
12. mise en place d’une radio régionale et d’un relais de télévision national,
13. mise en place d’un système éducatif adapté à nos valeurs sociales, culturelles et religieuses,
14. création d’unités spéciales de sécurité, composées essentiellement d’éléments issus des régions nomades,
15. mise en place d’une structure spécialisée chargée de l’action sociale au profit de leurs personnels,
16. prise en charge et recyclage des cadres touareg en langue arabe,
17. Création des centres de formation professionnelle avec des mesures d’accompagnement,
etc.
Points de l’Accord d’Alger (juillet 2006) REALISÉS à janvier 2009, dont certains remis en question par la suite.
1. insertion au journal officiel de la République du Mali du présent accord après sa signature (qui est ainsi devenue une Loi),
2. création du Comité de suivi après signature de l’accord (les membres du mouvement l’ont quitté car il manquait de compétences d’exécution, c’était une coquille vide),
3. retour, par les Touaregs, le 9 mars 2007, sous l’égide du facilitateur, de plus de 1650 armes de toutes catégories, de munitions ainsi que d’autres matériels militaires (dès le désarmement, l’armée a cerné la ville de Kidal et a occupé les sites fréquentés par les éleveurs),
4. création d’un fichier de plus de 4000 personnes à insérer dans la vie socio-économique mais les insertions n’ont jamais commencé,
5. mise en place d’un groupement provisoire de la garde nationale en contradiction avec la mise en place d’Unités spéciales de sécurité prévues dans l’Accord (ce groupement de la garde nationale a été dissous en septembre 2007),
6. le forum de Kidal s’est tenu en mars 2007, sans la participation effective de ceux qui en sont à l’origine (par leur action du 23 mai 2006). Il ne leur a été donné aucune chance de présenter des dossiers techniques correspondant aux besoins de la région de Kidal. Ce forum a été élaboré et tenu par les technocrates de Bamako, sans la participation techniques des intéressés et concernés de la région de Kidal et sans la participation technique des bailleurs de fonds. Aucun des projets décidés lors de ce Forum n’ont été mis en œuvre.
Depuis 2007, la situation sur le terrain et le contexte politiques ont considérablement évolué et l’Accord d’Alger n’est plus adapté. Il convient donc aujourd’hui d’engager de nouvelles négociations qui en tiennent compte.
Hama Ag Sid’Ahmed,
Porte parole de l'Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement ( ATNMC)
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7 janv. 2009
Le Mali utilise les touaregs contre leur propre Nation.
Depuis le lancement de lutte pour la cause de la communauté Touaregue ( qui a connu toute fourme d’injustice, de haine d’humiliation, dans le nord du mali) jusqu’á nos jours, toutes les mesures sont prises par le gouvernement malien pour entraver l’avancement de ladite lutte et que cette nation reste et demeure en misére, ignorance, vises un mot, en retard- tous les moyens sont licites pour l’etat du mali afin de realiser son illégal et inhumain objectif- de peuple touareg a subi toutes sortes d’oppression; de la marginalisation á l’enlevement et puis execution barbare des des oficiers militaires et personalités civiles touaregs pensant par des assassinats en desordre des citoyens innocents touareg et maures.
Aujourd’hui la situation est plus pire que jamais- en effet la campagne
Menée par l’Etat du mali a pris des nouvelles dimensions- selon nos informations depuis Bamako, cette campagne entre dans une nouvelle phase celle d’utiliser les touareg contre leur propre peuple – selon des sources très informeés
des personalités politique touareg proches de regime en place, ont ouvert des camps d’entrainement et de formation des milices touaregue pour combattre et mettre fin á la noble lutte que menent leurs frères de sany contre l’injistices et l’oppression de leur ennemi commun- le president malien ATT, qui manigance personnellement cette mise de l’huile sur le feu, s’est chargé de l’armement jusqu’aux dents de ces milices –la strategié utilisée dans cette campagne est “ divise pour mieux regner”.
Le gouvernement malien inculque á ces jeunes miliciens des idées méfastes et retrogrades selon lesquelles les touareg de kidal sont des bandits armés, des trafiquants de drogue, des terrorists qui destabilisent l’aquilibre politique, tandis que ceux de Gao et de Tombouctou sont les plus rapprochés du regime en place, privilegieux et ne sont pas concernés par les problems des autres.
Cet esprit allimocentriste et regionaliste est constaté dans la formation même de Gouvernement et distribution des postes importants de l ‘etat aù tous les beneficiaires sont les sudistes et leurs complices, en concederant le nord comme persone non grata.
Suite á ce serieux problems qui touché l’integrité du peuple touareg tout entier nous attirons l,attention des uns et des outres sur les dengers encourru par les frères touareg une fois que ces hostilities semées entre eux sans aucun raison,persistent- nous reppelons aussi á la communauté touareg que leur premier ennemi commun et ATT et le gouvernement sudiste du mali-elle doit être consciente et reste un et indivisible quelques soient leurs regions.
Toute la jeunesse touareg doit apporter sa contribution dans cette noble lute- quant aux personalités touaregue complices de l’Etat malien ils doivent servoir qu’ils risquent d’être les premières victims de leur sale oeuvre car ils sont touareg et demeurent touareg “quelque soit la durée un bois dans l,eau il ne se transforme jamais en poisson”
L’objective du Gouvernement sudiste malien est clair et vise á s’en debarasser du peuple touareg quelque soit le moyen.
PAR: AZAWADIEN
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3 janv. 2009
2 janvier 2009 : Communiqué de l’ATNMC (Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement)
Echec d’une grande offensive de l’armée malienne au Nord-Est du Mali
Après les récentes percées des unités mobiles de l’ATNMC fin décembre dans le sud du Mali, les troupes maliennes, conduites par le chef de zone militaire des régions du Nord du Mali, ont tenté ce matin du 2 janvier, à 9h30 une offensive contre l’une des bases du Mouvement Touareg, près de Tigharghar, à Telakak, à l’est de Tessalit. De violents combats ont opposé les troupes maliennes et quelques unités du mouvement.
Après un bilan provisoire de plus de 4 morts et plusieurs blessés parmi les militaires maliens, les troupes maliennes se sont repliées sur les villes de Tessalit et d’Aguelhoc, dans l’attente que d’autres renforts viennent les secourir en plus de ceux déjà arrivés dans l’après-midi.
Dans la même journée, près de Tinzaouaten-Mali, plusieurs morts et blessés parmi les militaires maliens ont été évacués de la zone de Tinzaouaten vers Kidal par des petits avions ultra-légers, à la suite d’incidents majeurs qui ont opposé les éléments de l’armée et des éléments de l’ATNMC dans la zone le 1er janvier.
D’autres offensives sont à craindre de part et d’autre dans les heures et jours qui viennent.
Nous condamnons avec force les tentatives d’assassinat perpétrées le 1er janvier sur des cadres touareg de la région de Gao.
Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement
Hama Ag Sid’Ahmed, porte parole, chargé des relations extérieures.
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2 janv. 2009
Accrochage entre les rebelles touaregs et l'armée malienne signalé à Telakak ( 35 km de Tessalit)
Des sources bien informées font état d'un accrochage entre l'armée malienne et les rebelles touaregs de l'ATNMC à Telekak ( tegharghar, 35 km à l'Est de Tessalit) ce matin 2 janvier. Pas de bilan pour le moment.
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Mali: offensive de l'armée contre des rebelles touareg dans le nord
BAMAKO (AFP) — L'armée a lancé vendredi une offensive dans le nord du Mali contre des positions d'un groupe de rebelles touareg dirigé par Ibrahim Ag Bahanga, a appris l'AFP de source militaire.
"Nos troupes ont lancé une offensive contre les positions du +groupe de bandits armés+ (appellation officielle des rebelles touareg, dirigés par Ibrahim Ag Bahanga). Nous avons mis en jeu les moyens qu'il faut", a déclaré à l'AFP un officier de l'état-major de l'armée malienne joint au téléphone.
Une source indépendante contactée dans le nord par l'AFP a confirmé que "l'armée malienne a engagé une poursuite contre un groupe de rebelles touareg" près d'un oued situé à l'ouest de la localité d'Agueloc (nord).
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28 déc. 2008
Communiqué de l’ATNMC (Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement)
Le 28 décembre 2008
Nouvelles percées militaires de l’A T N M C au sud du Mali.
Après l’opération menée à Nampala le 20 décembre 2008; plusieurs unités mobiles de l’ATNMC ont été dépêchées et ont progressé plus au sud du Mali. Du 22 au 28 décembre, les unités mobiles du Mouvement ont empêché toute progression des troupes militaires maliennes sur les principaux axes routiers, en particulier les axes Kati-Nioro et Koulikoro-Nara. Sur l’axe Koulikoro-Nara, les troupes maliennes sont cernées depuis plusieurs jours à Mourdiah et aussi sur l’axe Kati-Nioro à 160 km de Kati.Les dernières tentatives de l’armée de progresser sur ces deux axes se sont soldées par la destruction de plusieurs de leurs véhicules et par la mort de plusieurs militaires.
Actuellement les affrontements continuent dans ces zones.
Nous répétons une fois de plus que, lors des opérations sur Nampala et sur d’autres postes de sécurité dans ces zones, aucun civil n’a trouvé la mort comme certains veulent le faire croire.
Nous déconseillons fortement aux transporteurs et voyageurs civils de circuler sur les axes routiers : Kati-Diéma-Nioro et Koulikoro-Banemba-Nara tant que les hostilités se poursuivront dans ces zones.
Nous souhaitons que les représentants de la classe politique malienne et les pays proches du Mali puissent aider à réunir, dans un proche avenir, les conditions de la confiance entre toutes les parties.
Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement
Hama Ag Sid’Ahmed, porte parole.
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25 déc. 2008
Le Bilan de l’attaque de Nampala
Communiqué 20 décembre 2008 Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement
Depuis septembre 2008, les autorités centrales maliennes, malgré les récentes déclarations du Président, rejettent tout dialogue réel et sincère et ne font rien pour revenir à la table des négociations en présence des facilitateurs déjà engagés dans le processus, de représentants de l’Union européenne, de représentants de la classe politique malienne
comme nous le réclamons depuis des mois. Rien n’est fait pour une reprise du dialogue. Au contraire, des milliers des soldats sont arrivés en renfort dans les régions du Nord ces derniers jours et des patrouilles ont commencé à sillonner certaines extrémités sensibles de ces régions. Toutes ces démarches provocatrices ne sont qu’une invitation à la reprise des opérations militaires. Tôt ce matin, 20 décembre 2008, la garnison de Nampala, dans la Région de Ségou, à quelques centaines de kilomètres de Bamako, a été prise par l’une des patrouilles mobiles de l’ATNMC. Les combats très violents ont duré plusieurs heures. Nous déplorons un bilan provisoire lourd : plus de 30 morts et plusieurs blessés parmi les troupes maliennes et des matériels militaires récupérés. Du coté du Mouvement Touareg, 1 mort et quelques blessés légers.
Pour sortir de l’impasse actuelle qui dure depuis 3 ans, nous souhaitons que les autorités centrales maliennes associent rapidement les facilitateurs déjà engagés dans le processus, les partenaires de l’Union européenne, des représentants de la classe politique malienne à une vraie reprise de dialogue qui tienne compte du contexte actuel.
Hama Ag Sid’Ahmed, Porte Parole, Chargé des Relations Extérieures Alliance Touareg Nord Mali Pour le Changement ( ATNMC)
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16 nov. 2008
15 sept. 2008
Pas de genocide chez nous
Pas de génocide chez nous, un article pour decrier ce odieux assissinat de 4 touareg a cause de leur couleur
"Un pays est comme une citadelle. Chacun de ses enfants est comme une brique. Et chaque brique a sa valeur, sa place. « Ne tuez point l’homme que Dieu a rendu sacré… » (sourate 17,verset 33). En ce mois béni de Ramadan, il est de notre conscience de rappeler le prix de la vie.
Le devoir d’un Etat consiste à organiser au mieux la vie sociale. Tous les droits fondamentaux de l’homme doivent être garantis, à commencer par celui de vivre. L’article premier de notre constitution ne stipule-il pas : "la personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne ?" (Titre premier-article 1er).
L’´état se doit de protéger la vie de tous ses citoyens. La vie sociale serait impossible et l’insecurite planerait, si le droit de supprimer son prochain était accordé. Un état qui agirait ainsi renoncerait à cautionner l’égalité de tous ses citoyens devant la loi et c’est lui-même qui minerait ses propres fondements.C’est pourquoi, le pouvoir central a le droit et le devoir de savoir ce qui menace les libertés et en dangerait la vie des citoyens ainsi que le devoir de tout mettre en oeuvre pour qu’elles soient préservées.
Recemment, dans la région de Gao quatre hommes, qui revenaient d’une foire, ont perdu la vie.. Qui étaient-ils ? Un homme venu pour acheter du sucre, un pere de famille qui rejoignait sa tente, quatre hommes en tout qui marchaient ensemble sans se douter qu’ils allaient vers leur mort. Mais auraient-elles pu être évitées ces morts ? C’est la question qui se pose et qui reclame une reponse. Le meurtre de ces quatre civils dans la région de Gao nous amène à interpeller le gouvernement sur sa capacité de vigilance et de maintien de la sécurité. En effet, depuis des semaines des informations dignes de foi (apparues dans la presse et même sur KI ici ) faisaient état de la présence dans la région de Gao d’individus dangereux, récidivistes, connus des instances étatiques et fichés des services secrets pour leur passé criminel. Connus pour leurs idées argumentées et poussées par des préjugés pour nourrir une haine raciale fondée sur une obsession criminelle bizarre et un tribalisme suicidaire. Des informations fiables faisaient état de la constitution d’une bande d’individus qui se serait appelée " GANDA IZO " organisée aux intentions peu louables et aux risques réels que cela faisait courir aux habitants de la région. Des habitants aux comportements exemplaires jusque la comparativement a nous leurs cousins de Kidalbeaucoupmoins ciciques. Ils sont morts au moment ou leur frère Gamou a embarqué avec lui tous leurs bras valides pour parier au retour de la tranquillité dans le septentrion malien.
Quand le danger planait, le pouvoir central certes n’a semble t-il pris aucune décision exemplaire au moment opportun pour proteger les habitants et mettre un terme à ces agissements et ces rassemblements de malfrats. Tristement, ce n’est qu’au moment où quatre innocentes personnes sont lâchement assassinées que nos instances se mobilisent. Certes des dispositions dignes de ce nom ont été prises mais n’est est ce pas le médecin après la mort ? Parallèlement nous notons et sommes profondément consolés par les énormes efforts déployés personnellement par le Président de la République, les appels qu’il n’a cessés de lancer pour, disait il "éviter tout amalgame" afin d’atténuer la douleur et les souffrances de ce conflit, ce conflit qui a touché presque toutes les familles Maliennes. Pourquoi les appels du Président n’ont-ils pas été entendus par ces criminels ? Et surtout au moment ou l’espoir à la paix est devenu quasi effectif. Convaincus que le Président de la République demeure la mesure et le recours supreme pour tous les maliens, il serait honorable et louable pour notre nation que l’ouverture et l’aboutissement d’une enquête aussi transparente qu’intègre, afin que les criminels soient remis a la justice et punis conformément aux lois de notre pays. Nous demeurons convaincus que le Président de notre République qui est une reférence panafricaine ne permettra pas qu’un crime aussi abominable, quels qu’en soient les auteurs, souille la réputation du peuple malien et de la République du Mali. C’est la plus grande, la plus juste et la meilleure consolation à apporter aux communautés concernées : elle est à la fois à la mesure de l’importance des victimes et à la mesure de l’attachement traditionnel du Mali aux principes de justice et que Dieu nous garde de ceux qui exhortent a la haine. "Ces demons de haine" qui ont été à la base de nos malheurs dans un passé récent.
Notre nation, plus que jamais, doit veiller sur un système de valeurs fondées sur le caractère inaliénable de la dignité et de la valeur egale de tous les êtres humains que sont ses citoyens. Cet éclairage doit être celui qui doit le guider. Un état de droit se juge pour les citoyens à l’aune du respect scrupuleux de la pleine jouissance de la justice, de tous leurs droits, civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, assortis de mécanismes de garantis. Ce sont ces mécanismes sur lesquels nous devons tous veiller. Interpeller le gouvernement et s’interpeller soi-meme sur les défaillances de ces mécanismes car ils representent le ciment de nos institutions.
Bien des maux de notre pays pourraient être évités si tous les indicateurs mis en place par nos institutions étaient proprement suivis, étudiés, et pris en compte à temps pour assurer le bien-être de notre population. L’insécurité bien sûr, et aussi l’inégalité dans l’insertion socio-économique sont des menaces pour la vie et le développement des citoyens.
L’injustice, l’impunité, le non-respect de la vie et de la liberté des citoyens peuvent destabiliser l’équilibre et l’harmonie ? d’une nation. Chacun doit en prendre conscience, et chacun doit activement participer à cet équilibre. L’état ainsi que tous ses citoyens sont les batisseurs ? acteurs de cette construction, mais elle ne peut se faire dans la suspicion d’intérêts inavouables. Meme victime nul n’a le droit de se rendre justice.
WA SALAM AHOULAKAWANIN
Abdou Salam ag Assalatt
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12 août 2008
Tragédie humanitaire, un monde anéanti, et la discrétion de l'opinion publique mondiale
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Libellés : vedio
6 août 2008
Bravo, Encore un cri de coeur de Abdou Salam AG ASSALATT intitulé : ALGER la nième deception
Mes pensées vont au peuple, à toutes ces familles sous des tentes de fortunes à Tinza, à Borj et autour de ces nombreux puisards dans des conditions désastreuses. Toutes ces familles qui ont attentivement suivi le parcours d’Alger dans un espoir de regagner les leurs, ont vu leur espoir s’envoler ou en tout cas mis à l’attente. Je disais la semaine dernière que pour faire la guerre c’est le peuple qui obéit à un chef, c’est le peuple qui la finance, c’est le peuple qui reçoit les bombes, c’est le peuple qui saute sur des mines,c'est le peuple qui s’appauvrit, et c'est aussi lui qui souffre pendant que d'autres ne veulent pas que prennent fin les hostilités car ils font de cette guerre leur vache laitière. Les facturations et surfacturations de cette guerre qui les enrichit, cette guerre grâce à laquelle ils ont construit leur château et grâce a laquelle ils roulent en grosses cylindrées.
Cette guerre qui crée aussi de nouvelles personnalités.
Des nouvelles figures et des nouveaux chefs de guerre Touareg qui, au nom d’une obsession et d’un tribalisme suicidaires se plaisent a se faire entendre sur des medias. Ceci donne le monopole de la parole au nom d'une communauté ne les ayant jamais mandaté et s'octroient considération, dignité et honneur.
Il est plus que jamais impératif, que tous le belligérants se soucient du devenir peuple.
Le nord en général et Kidal en particulier souffre d’un sous développement cruel, ce qui est la raison fondamentale de son instabilité.
La région de Kidal, politiquement parlant, est une sorte d’îlot, terminus septentrional du Mali jouxtant le Sud Algérien. Après l’indépendance elle a été placée sous tutelle politique de Gao, mais maintenue sous administration militaire, avec fermeture au monde extérieur contrairement à ses deux voisines du Nord : Gao et Tombouctou. Kidal, qui n’a accès à aucun cours d’eau permanent, n’a que son élevage traditionnel comme assise économique et abrite une nombreuse jeunesse désoeuvrée par le chômage et l’influence de l’exode. De plus elle affiche le taux d’analphabétisme le plus élevé du Mali.
Avec l’avènement du multipartisme en 1992 et des premières élections communales en 1999, la région s’est vite révélée impréparée à ce nouveau contexte. Ce fut un atterrissage brusque, à côté des problèmes de développement de toutes sortes, pour une société pastorale dont le mode de vie reste peu compatible à ce mode de gestion. Par des manœuvres électorale sur fond de corruption, des responsabilités sont attribuées sur mesure et offertes en prêt-à-porter à des personnalités souvent de bonne foi, mais totalement démunies pour les assumer en harmonie avec le contexte nouveau. De ce fait il est permis d’affirmer que le sempiternel problème de développement, très souvent invoqué pour expliquer les instabilités sécuritaires, vient après celui rarement évoqué et pourtant non moins important : la gestion politique de la région. « Comment se fait-il que cette partie du Mali continue d’être instable depuis l’indépendance ? » C’est en réfléchissant à une formule de gestion politique adéquate qu’on aura – enfin- trouvé la réponse à cette question fondamentale.
Les recommandations suivantes peuvent à mon sens servir de base à une réflexion en vue de stabiliser durablement la région de Kidal :
- Promouvoir un développement durable tenant compte des spécificités de la région. Celle-ci, essentiellement sinon entièrement pastorale, ne saurait être développée ni administrée comme n’importe quelle autre région. Ceci revient tout simplement à reconnaître qu’elle a des réalités qui lui sont propres dont il est indispensable de tenir compte.
- Identifier en toute transparence et résoudre en toute équité les problèmes qui incitent les jeunes à recourir aux armes afin de bannir désormais cette option comme solution.
- ancrer dans les mœurs de cette région un véritable débat démocratique afin qu’elle soit désormais objet d’une gestion politique fondée sur la justice sociale et l’équité.
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21 juil. 2008
Rien de concretiser a Alger
La rencontre d'Alger s'est achevé cet après midi du 21 Juillet 2008 sans aboutir à rien . Devant une presse Nationale Algerienne et Internationale il y a eu des remerciements de part et d'autre entre autorités algériennes, maliennes et représentants des rebelles pour les retrouvailles dans une même logique de dialogue. Après ces remerciements une promesse de se reprendre a été prise de part et d'autre.
Pendant que tout le monde attendait la signature d'un cessez le feu et une libération probable des prisonniers et rien de tout ce là. Affaire à suivre
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14 juil. 2008
Les Touareg meritent un pardon du Gouvernement Malien
C'est en connaissance de cause que je dis que la culture Touareg a été longtemps meprisée et meme avec "sursi de retrait souvent ". Et rassures toi que tout ce que je te raconte est verifiable car pas très ancien (des temoins vivent encore)et souvent avec preuve materielle a l'appui. Sous Modibo au temps de Diby Syllas Diarra ; tu me diras que ce temps est revolu, mais la responsabilité incombe bien au Mali, car on peut pas la dissimiler cette responsablilité, C'est des barbaries et exactions plus recentes que le nazisme que l'Allemagne paye encore en reconnaissant et demandant pardon aux juifs. Alors pourquoi pas un pardon du gouvernement malien aux Touareg. Je ne te citerai que des exactions pour raisons purement culturelles car très souvent spirutuelles:
- Exécution publique à Kidal de Hamzata Ag Safikhoun à cause de sa poesie, Notable qui a même composé un poème dithyrambique à la gloire de l’indépendance du Mali (drole de cadeau)
- Exécution à Kidal de Sidi Mohammèd alias Nbakouwwa Ag Oumeyyata, haute personnalité spirituelle dont la renommée s’étend jusqu’au Gourma du Cercle de Rharous ;
- Exécution à Aguelhok de Sidi Hayballa Ould Abidine, haute personnalité spirituelle des Kounta de tous les cercles de Kidal et Tessalit .
L’armée a donc pris le monopole de la gestion du cercle de Kidal ,decreté zone militaire interdite et reconnu plus pour etre le grand bagne ou on affecte que les condamnés a mort ou les criminels irréductibles interdisant tout contact avec le monde exterieur (touriste, festivité culturel) et celà jusqu'en 1992, date de la nomination d’une administration locale majoritairement civile. Cette periode a profondément marqué la population par un comportement d’armée d’occupation, avec, cependant des militaires, dont quelques officiers, ont eu un comportement exemplaire que les gens se remémorent jusqu’à présent.
-Le 12Avril 1964 : Elections législatives au Mali. L’USRDA « affecte » à Kidal un député du Cercle de Bourem, et à Ménaka un député de Gao. Aucun commentaire n’est ici nécessaire ! Affecter des deputés dans des cercles ou ils n'ont pas été elus par les populations.
-Mais le crime culturel le plus abominable c'est en 1966 : Organisation de sessions de formation politique à l’intention des leaders communautaires. Ces sessions portaient en grande partie sur le « socialisme scientifique », avec une connotation athée ! On imagine bien l’effet catastrophique d’un tel « prêche » pour tenter d’endoctriner des populations profondément musulmanes, qu’on massacre pendant qu’on affiche devant elles le doute en l’existence de Dieu !
-1967 : Assassinat par le capitaine Diby Sylas Diarra de 3 des 7 chefs de tribu de l’Adagh et tu sais la raison, ils réclament une ecole où leurs enfants apprendront l'ecriture tamacheque simultanement que le français . IL s'agit de :
*Hamzata Ag Alqacem, chef de la tribu Taghat Mallèt Kel-Telabbit
*Ebag Ag Elmouaq, chef de la tribu Taghat Mallèt Kel-Oukenek.
*Bissada Ag Rhissa, chef de la tribu Kel-Taghlit
Plus que la mort de ces trois chefs, c’est le calvaire cynique imaginé pour eux par Diby et ayant provoqué leur mort qui a profondément indigné la population.
En effet, à demi dévêtus, sous les yeux de leurs parents, de leurs enfants et de leurs administrés, sous les coups de cravaches des gardes, ils roulaient chacun ce qu'appelaient nos parents à l’époque « la barrique sans destination », une barrique contenant 200 litres d’eau et à rouler en va-et-vient entre le cercle et la piste d’atterrissage.
*Assassinat également en 1967 (à Jarajanshé, 30 km au Nord de Kidal et 3 ans après la fin officielle de la rébellion) d’Akhlou Salem Ag Akhemmenou, l’un des leaders de l’ex-rébellion revenu se rendre.
Ce quadruple assassinat a aggravé la perte de confiance de la population locale en l’administration malienne . Et l'interdit le plus enorme à l'epoque était de composer un poème en Tamachek .
Le trait le plus marquant après les assassinats a été une acculturation pernicieuse affichée à travers une troupe artistique de Kidal jouant du balafon et chantant en bambara. En 1964, courroucé par une protestation contre cette entorse culturelle, le capitaine Diby Sylas Diarra a rageusement répondu en pleine conference de cadres: « Est-ce que les Touaregs ont même une culture ? » Ainsi, même ce que le Mali n’a pas donné aux Touaregs - leur propre culture - il voulait le leur retirer !
On se plaisait à l’époque à ressasser que la rébellion a été matée par le capitaine Diby Sylas Diarra. Mais si l’on s’en tient aux bilans strictement militaires il faut avouer qu’ils sont plutôt maigres des deux côtés : le seul vrai accrochage ayant eu lieu, celui de Tijnoutén, n’a fait que deux morts de chaque côté. Pour le reste les rebelles ont surtout opéré des enlèvements de troupeaux de l’Etat ou de ses agents, et l’armée s’est livrée au massacre des personnes civiles et des animaux. On ne peut aujourd’hui nier que le rôle déterminant dans l’arrêt des hostilités a été plutôt joué par Intalla Ag Attaher, successeur de son père à la chefferie des Ifoghas.
A notre connaissance aucune voix à l’époque ne s’est élevée et n’osait s’élever contre ces crimes, à l’exception du Dr Mohammed Soumaré alors Député à l’Assemblée Nationale et temporairement affecté à Kidal comme médecin des troupes. Je dis « Temporairement » parce que, surpris et courroucé par sa désapprobation des crimes commis à Kidal, le capitaine Diby Sylas Diarra a obtenu en 48 heures son rappel par Bamako !
Les crimes commis par le régime de l’USRDA n’ont pour ainsi dire ébranlé la conscience de personne. Pendant tout le temps qui a suivi, les autorités ont affiché l’attitude du devoir accompli. Les nombreux innocents exécutés sommairement n’ont été que des déprédateurs. Sur les tombes des femmes et des vieillards assassinés, une auréole de prestige a été tissée autour du capitaine Diby Sylas Diarra. Honni de tous les Touaregs maliens, il a été promu héros national rien que pour avoir affiché son plaisir dans l’extermination de ces mêmes Touaregs et de leur culture
Pendant tout ce temps de façon plus générale l’élite politico-intellectuelle touarègue a été placée dans une suspicion permanente et presque paralysante pour que tout se taise.
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