L’armée malienne en complicité avec certaines milices touarègues,a pu prendre lundi 11 janvier ,sur le champs de bataille, un groupe de 8 combattants touaregs, au nord du pays.
D'après des sources bien confirmées depuis Bamako, ces combattants prisonniers de guerre, ont été sauvagement torturés, au cours de leur transfert et de leur emprisonnement à Bamako par des agents de la SE (Sécurité d'État). Ces tortures inhumaines ont causé la mort d’un de ces prisonniers.
Aucun droit n’est considéré pour ces prisonniers de guerre, qui continuent jusqu’à preuve de contraire, à subir un traitement inhumain et barbare entre les mains des militaires maliens.
Ceci est paradoxal du moment où chaque fois que les militaires maliens tombent entre les mains des combattants touaregs, tous les droits reconnus pour les prisonniers de guerre sont respectés jusqu’à leurs libérations.
19 janv. 2009
1 des 8 prisonniers touaregs succombe aux tortures
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18 janv. 2009
Accord d’Alger et autorités maliennes – 18 janvier 2009
Dimanche 18 janvier 2009
Accord d’Alger et autorités maliennes – 18 janvier 2009
Les autorités maliennes ne cessent d’affirmer que 18 points de l’Accord d’Alger (signé en juillet 2006) ont été appliqués à ce jour et qu’il n’en resterait que 3 à mettre en œuvre, nous tenons à faire le point suivant :
Points principaux de l’Accord signé à Alger (juillet 2006) NON APPLIQUÉS à janvier 2009 :
1. retour du dispositif militaire et sécuritaire déployé dans la région, à son niveau antérieur au 23 mai 2006,
2. délocalisation des casernes militaires hors des zones urbaines et de pâturages conformément aux dispositions du Pacte National de 1992,
3. création d’un conseil régional de coordination et de suivi (compétences politiques particulières et coordination des actions de développement avec les bailleurs de fonds, etc.),
4. mise en place d’un programme d’insertion et de réinsertion des Touaregs touchés par les événements,
5. dans le domaine de l’emploi, création des petites et moyennes entreprises, octroi de crédits et formation des bénéficiaires dans les domaines de la gestion,
6. instauration d’un système de santé adapté au mode de vie des populations nomades,
7. exécution d’un programme durable pour l’accès à l’eau potable au niveau de toute la région et notamment les localités importantes,
8. le bitumage des axes routiers principaux : de Kidal vers Gao, Menaka et l’Algérie,
9. réalisation de l’aérodrome de Kidal et réhabilitation de l’aéroport de Tessalit,
10. électrification des chefs lieux des cercles et des communes,
11. couverture de communication téléphonique au niveau des chefs lieux de cercles et de communes,
12. mise en place d’une radio régionale et d’un relais de télévision national,
13. mise en place d’un système éducatif adapté à nos valeurs sociales, culturelles et religieuses,
14. création d’unités spéciales de sécurité, composées essentiellement d’éléments issus des régions nomades,
15. mise en place d’une structure spécialisée chargée de l’action sociale au profit de leurs personnels,
16. prise en charge et recyclage des cadres touareg en langue arabe,
17. Création des centres de formation professionnelle avec des mesures d’accompagnement,
etc.
Points de l’Accord d’Alger (juillet 2006) REALISÉS à janvier 2009, dont certains remis en question par la suite.
1. insertion au journal officiel de la République du Mali du présent accord après sa signature (qui est ainsi devenue une Loi),
2. création du Comité de suivi après signature de l’accord (les membres du mouvement l’ont quitté car il manquait de compétences d’exécution, c’était une coquille vide),
3. retour, par les Touaregs, le 9 mars 2007, sous l’égide du facilitateur, de plus de 1650 armes de toutes catégories, de munitions ainsi que d’autres matériels militaires (dès le désarmement, l’armée a cerné la ville de Kidal et a occupé les sites fréquentés par les éleveurs),
4. création d’un fichier de plus de 4000 personnes à insérer dans la vie socio-économique mais les insertions n’ont jamais commencé,
5. mise en place d’un groupement provisoire de la garde nationale en contradiction avec la mise en place d’Unités spéciales de sécurité prévues dans l’Accord (ce groupement de la garde nationale a été dissous en septembre 2007),
6. le forum de Kidal s’est tenu en mars 2007, sans la participation effective de ceux qui en sont à l’origine (par leur action du 23 mai 2006). Il ne leur a été donné aucune chance de présenter des dossiers techniques correspondant aux besoins de la région de Kidal. Ce forum a été élaboré et tenu par les technocrates de Bamako, sans la participation techniques des intéressés et concernés de la région de Kidal et sans la participation technique des bailleurs de fonds. Aucun des projets décidés lors de ce Forum n’ont été mis en œuvre.
Depuis 2007, la situation sur le terrain et le contexte politiques ont considérablement évolué et l’Accord d’Alger n’est plus adapté. Il convient donc aujourd’hui d’engager de nouvelles négociations qui en tiennent compte.
Hama Ag Sid’Ahmed,
Porte parole de l'Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement ( ATNMC)
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7 janv. 2009
Le Mali utilise les touaregs contre leur propre Nation.
Depuis le lancement de lutte pour la cause de la communauté Touaregue ( qui a connu toute fourme d’injustice, de haine d’humiliation, dans le nord du mali) jusqu’á nos jours, toutes les mesures sont prises par le gouvernement malien pour entraver l’avancement de ladite lutte et que cette nation reste et demeure en misére, ignorance, vises un mot, en retard- tous les moyens sont licites pour l’etat du mali afin de realiser son illégal et inhumain objectif- de peuple touareg a subi toutes sortes d’oppression; de la marginalisation á l’enlevement et puis execution barbare des des oficiers militaires et personalités civiles touaregs pensant par des assassinats en desordre des citoyens innocents touareg et maures.
Aujourd’hui la situation est plus pire que jamais- en effet la campagne
Menée par l’Etat du mali a pris des nouvelles dimensions- selon nos informations depuis Bamako, cette campagne entre dans une nouvelle phase celle d’utiliser les touareg contre leur propre peuple – selon des sources très informeés
des personalités politique touareg proches de regime en place, ont ouvert des camps d’entrainement et de formation des milices touaregue pour combattre et mettre fin á la noble lutte que menent leurs frères de sany contre l’injistices et l’oppression de leur ennemi commun- le president malien ATT, qui manigance personnellement cette mise de l’huile sur le feu, s’est chargé de l’armement jusqu’aux dents de ces milices –la strategié utilisée dans cette campagne est “ divise pour mieux regner”.
Le gouvernement malien inculque á ces jeunes miliciens des idées méfastes et retrogrades selon lesquelles les touareg de kidal sont des bandits armés, des trafiquants de drogue, des terrorists qui destabilisent l’aquilibre politique, tandis que ceux de Gao et de Tombouctou sont les plus rapprochés du regime en place, privilegieux et ne sont pas concernés par les problems des autres.
Cet esprit allimocentriste et regionaliste est constaté dans la formation même de Gouvernement et distribution des postes importants de l ‘etat aù tous les beneficiaires sont les sudistes et leurs complices, en concederant le nord comme persone non grata.
Suite á ce serieux problems qui touché l’integrité du peuple touareg tout entier nous attirons l,attention des uns et des outres sur les dengers encourru par les frères touareg une fois que ces hostilities semées entre eux sans aucun raison,persistent- nous reppelons aussi á la communauté touareg que leur premier ennemi commun et ATT et le gouvernement sudiste du mali-elle doit être consciente et reste un et indivisible quelques soient leurs regions.
Toute la jeunesse touareg doit apporter sa contribution dans cette noble lute- quant aux personalités touaregue complices de l’Etat malien ils doivent servoir qu’ils risquent d’être les premières victims de leur sale oeuvre car ils sont touareg et demeurent touareg “quelque soit la durée un bois dans l,eau il ne se transforme jamais en poisson”
L’objective du Gouvernement sudiste malien est clair et vise á s’en debarasser du peuple touareg quelque soit le moyen.
PAR: AZAWADIEN
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3 janv. 2009
2 janvier 2009 : Communiqué de l’ATNMC (Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement)
Echec d’une grande offensive de l’armée malienne au Nord-Est du Mali
Après les récentes percées des unités mobiles de l’ATNMC fin décembre dans le sud du Mali, les troupes maliennes, conduites par le chef de zone militaire des régions du Nord du Mali, ont tenté ce matin du 2 janvier, à 9h30 une offensive contre l’une des bases du Mouvement Touareg, près de Tigharghar, à Telakak, à l’est de Tessalit. De violents combats ont opposé les troupes maliennes et quelques unités du mouvement.
Après un bilan provisoire de plus de 4 morts et plusieurs blessés parmi les militaires maliens, les troupes maliennes se sont repliées sur les villes de Tessalit et d’Aguelhoc, dans l’attente que d’autres renforts viennent les secourir en plus de ceux déjà arrivés dans l’après-midi.
Dans la même journée, près de Tinzaouaten-Mali, plusieurs morts et blessés parmi les militaires maliens ont été évacués de la zone de Tinzaouaten vers Kidal par des petits avions ultra-légers, à la suite d’incidents majeurs qui ont opposé les éléments de l’armée et des éléments de l’ATNMC dans la zone le 1er janvier.
D’autres offensives sont à craindre de part et d’autre dans les heures et jours qui viennent.
Nous condamnons avec force les tentatives d’assassinat perpétrées le 1er janvier sur des cadres touareg de la région de Gao.
Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement
Hama Ag Sid’Ahmed, porte parole, chargé des relations extérieures.
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2 janv. 2009
Accrochage entre les rebelles touaregs et l'armée malienne signalé à Telakak ( 35 km de Tessalit)
Des sources bien informées font état d'un accrochage entre l'armée malienne et les rebelles touaregs de l'ATNMC à Telekak ( tegharghar, 35 km à l'Est de Tessalit) ce matin 2 janvier. Pas de bilan pour le moment.
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Mali: offensive de l'armée contre des rebelles touareg dans le nord
BAMAKO (AFP) — L'armée a lancé vendredi une offensive dans le nord du Mali contre des positions d'un groupe de rebelles touareg dirigé par Ibrahim Ag Bahanga, a appris l'AFP de source militaire.
"Nos troupes ont lancé une offensive contre les positions du +groupe de bandits armés+ (appellation officielle des rebelles touareg, dirigés par Ibrahim Ag Bahanga). Nous avons mis en jeu les moyens qu'il faut", a déclaré à l'AFP un officier de l'état-major de l'armée malienne joint au téléphone.
Une source indépendante contactée dans le nord par l'AFP a confirmé que "l'armée malienne a engagé une poursuite contre un groupe de rebelles touareg" près d'un oued situé à l'ouest de la localité d'Agueloc (nord).
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28 déc. 2008
Communiqué de l’ATNMC (Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement)
Le 28 décembre 2008
Nouvelles percées militaires de l’A T N M C au sud du Mali.
Après l’opération menée à Nampala le 20 décembre 2008; plusieurs unités mobiles de l’ATNMC ont été dépêchées et ont progressé plus au sud du Mali. Du 22 au 28 décembre, les unités mobiles du Mouvement ont empêché toute progression des troupes militaires maliennes sur les principaux axes routiers, en particulier les axes Kati-Nioro et Koulikoro-Nara. Sur l’axe Koulikoro-Nara, les troupes maliennes sont cernées depuis plusieurs jours à Mourdiah et aussi sur l’axe Kati-Nioro à 160 km de Kati.Les dernières tentatives de l’armée de progresser sur ces deux axes se sont soldées par la destruction de plusieurs de leurs véhicules et par la mort de plusieurs militaires.
Actuellement les affrontements continuent dans ces zones.
Nous répétons une fois de plus que, lors des opérations sur Nampala et sur d’autres postes de sécurité dans ces zones, aucun civil n’a trouvé la mort comme certains veulent le faire croire.
Nous déconseillons fortement aux transporteurs et voyageurs civils de circuler sur les axes routiers : Kati-Diéma-Nioro et Koulikoro-Banemba-Nara tant que les hostilités se poursuivront dans ces zones.
Nous souhaitons que les représentants de la classe politique malienne et les pays proches du Mali puissent aider à réunir, dans un proche avenir, les conditions de la confiance entre toutes les parties.
Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement
Hama Ag Sid’Ahmed, porte parole.
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25 déc. 2008
Le Bilan de l’attaque de Nampala
Communiqué 20 décembre 2008 Alliance Touareg Nord Mali pour le Changement
Depuis septembre 2008, les autorités centrales maliennes, malgré les récentes déclarations du Président, rejettent tout dialogue réel et sincère et ne font rien pour revenir à la table des négociations en présence des facilitateurs déjà engagés dans le processus, de représentants de l’Union européenne, de représentants de la classe politique malienne
comme nous le réclamons depuis des mois. Rien n’est fait pour une reprise du dialogue. Au contraire, des milliers des soldats sont arrivés en renfort dans les régions du Nord ces derniers jours et des patrouilles ont commencé à sillonner certaines extrémités sensibles de ces régions. Toutes ces démarches provocatrices ne sont qu’une invitation à la reprise des opérations militaires. Tôt ce matin, 20 décembre 2008, la garnison de Nampala, dans la Région de Ségou, à quelques centaines de kilomètres de Bamako, a été prise par l’une des patrouilles mobiles de l’ATNMC. Les combats très violents ont duré plusieurs heures. Nous déplorons un bilan provisoire lourd : plus de 30 morts et plusieurs blessés parmi les troupes maliennes et des matériels militaires récupérés. Du coté du Mouvement Touareg, 1 mort et quelques blessés légers.
Pour sortir de l’impasse actuelle qui dure depuis 3 ans, nous souhaitons que les autorités centrales maliennes associent rapidement les facilitateurs déjà engagés dans le processus, les partenaires de l’Union européenne, des représentants de la classe politique malienne à une vraie reprise de dialogue qui tienne compte du contexte actuel.
Hama Ag Sid’Ahmed, Porte Parole, Chargé des Relations Extérieures Alliance Touareg Nord Mali Pour le Changement ( ATNMC)
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16 nov. 2008
15 sept. 2008
Pas de genocide chez nous
Pas de génocide chez nous, un article pour decrier ce odieux assissinat de 4 touareg a cause de leur couleur
"Un pays est comme une citadelle. Chacun de ses enfants est comme une brique. Et chaque brique a sa valeur, sa place. « Ne tuez point l’homme que Dieu a rendu sacré… » (sourate 17,verset 33). En ce mois béni de Ramadan, il est de notre conscience de rappeler le prix de la vie.
Le devoir d’un Etat consiste à organiser au mieux la vie sociale. Tous les droits fondamentaux de l’homme doivent être garantis, à commencer par celui de vivre. L’article premier de notre constitution ne stipule-il pas : "la personne humaine est sacrée et inviolable. Tout individu a droit à la vie, à la liberté, à la sécurité et à l’intégrité de sa personne ?" (Titre premier-article 1er).
L’´état se doit de protéger la vie de tous ses citoyens. La vie sociale serait impossible et l’insecurite planerait, si le droit de supprimer son prochain était accordé. Un état qui agirait ainsi renoncerait à cautionner l’égalité de tous ses citoyens devant la loi et c’est lui-même qui minerait ses propres fondements.C’est pourquoi, le pouvoir central a le droit et le devoir de savoir ce qui menace les libertés et en dangerait la vie des citoyens ainsi que le devoir de tout mettre en oeuvre pour qu’elles soient préservées.
Recemment, dans la région de Gao quatre hommes, qui revenaient d’une foire, ont perdu la vie.. Qui étaient-ils ? Un homme venu pour acheter du sucre, un pere de famille qui rejoignait sa tente, quatre hommes en tout qui marchaient ensemble sans se douter qu’ils allaient vers leur mort. Mais auraient-elles pu être évitées ces morts ? C’est la question qui se pose et qui reclame une reponse. Le meurtre de ces quatre civils dans la région de Gao nous amène à interpeller le gouvernement sur sa capacité de vigilance et de maintien de la sécurité. En effet, depuis des semaines des informations dignes de foi (apparues dans la presse et même sur KI ici ) faisaient état de la présence dans la région de Gao d’individus dangereux, récidivistes, connus des instances étatiques et fichés des services secrets pour leur passé criminel. Connus pour leurs idées argumentées et poussées par des préjugés pour nourrir une haine raciale fondée sur une obsession criminelle bizarre et un tribalisme suicidaire. Des informations fiables faisaient état de la constitution d’une bande d’individus qui se serait appelée " GANDA IZO " organisée aux intentions peu louables et aux risques réels que cela faisait courir aux habitants de la région. Des habitants aux comportements exemplaires jusque la comparativement a nous leurs cousins de Kidalbeaucoupmoins ciciques. Ils sont morts au moment ou leur frère Gamou a embarqué avec lui tous leurs bras valides pour parier au retour de la tranquillité dans le septentrion malien.
Quand le danger planait, le pouvoir central certes n’a semble t-il pris aucune décision exemplaire au moment opportun pour proteger les habitants et mettre un terme à ces agissements et ces rassemblements de malfrats. Tristement, ce n’est qu’au moment où quatre innocentes personnes sont lâchement assassinées que nos instances se mobilisent. Certes des dispositions dignes de ce nom ont été prises mais n’est est ce pas le médecin après la mort ? Parallèlement nous notons et sommes profondément consolés par les énormes efforts déployés personnellement par le Président de la République, les appels qu’il n’a cessés de lancer pour, disait il "éviter tout amalgame" afin d’atténuer la douleur et les souffrances de ce conflit, ce conflit qui a touché presque toutes les familles Maliennes. Pourquoi les appels du Président n’ont-ils pas été entendus par ces criminels ? Et surtout au moment ou l’espoir à la paix est devenu quasi effectif. Convaincus que le Président de la République demeure la mesure et le recours supreme pour tous les maliens, il serait honorable et louable pour notre nation que l’ouverture et l’aboutissement d’une enquête aussi transparente qu’intègre, afin que les criminels soient remis a la justice et punis conformément aux lois de notre pays. Nous demeurons convaincus que le Président de notre République qui est une reférence panafricaine ne permettra pas qu’un crime aussi abominable, quels qu’en soient les auteurs, souille la réputation du peuple malien et de la République du Mali. C’est la plus grande, la plus juste et la meilleure consolation à apporter aux communautés concernées : elle est à la fois à la mesure de l’importance des victimes et à la mesure de l’attachement traditionnel du Mali aux principes de justice et que Dieu nous garde de ceux qui exhortent a la haine. "Ces demons de haine" qui ont été à la base de nos malheurs dans un passé récent.
Notre nation, plus que jamais, doit veiller sur un système de valeurs fondées sur le caractère inaliénable de la dignité et de la valeur egale de tous les êtres humains que sont ses citoyens. Cet éclairage doit être celui qui doit le guider. Un état de droit se juge pour les citoyens à l’aune du respect scrupuleux de la pleine jouissance de la justice, de tous leurs droits, civils et politiques, économiques, sociaux et culturels, assortis de mécanismes de garantis. Ce sont ces mécanismes sur lesquels nous devons tous veiller. Interpeller le gouvernement et s’interpeller soi-meme sur les défaillances de ces mécanismes car ils representent le ciment de nos institutions.
Bien des maux de notre pays pourraient être évités si tous les indicateurs mis en place par nos institutions étaient proprement suivis, étudiés, et pris en compte à temps pour assurer le bien-être de notre population. L’insécurité bien sûr, et aussi l’inégalité dans l’insertion socio-économique sont des menaces pour la vie et le développement des citoyens.
L’injustice, l’impunité, le non-respect de la vie et de la liberté des citoyens peuvent destabiliser l’équilibre et l’harmonie ? d’une nation. Chacun doit en prendre conscience, et chacun doit activement participer à cet équilibre. L’état ainsi que tous ses citoyens sont les batisseurs ? acteurs de cette construction, mais elle ne peut se faire dans la suspicion d’intérêts inavouables. Meme victime nul n’a le droit de se rendre justice.
WA SALAM AHOULAKAWANIN
Abdou Salam ag Assalatt
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