La rencontre d'Alger s'est achevé cet après midi du 21 Juillet 2008 sans aboutir à rien . Devant une presse Nationale Algerienne et Internationale il y a eu des remerciements de part et d'autre entre autorités algériennes, maliennes et représentants des rebelles pour les retrouvailles dans une même logique de dialogue. Après ces remerciements une promesse de se reprendre a été prise de part et d'autre.
Pendant que tout le monde attendait la signature d'un cessez le feu et une libération probable des prisonniers et rien de tout ce là. Affaire à suivre
21 juil. 2008
Rien de concretiser a Alger
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14 juil. 2008
Les Touareg meritent un pardon du Gouvernement Malien
C'est en connaissance de cause que je dis que la culture Touareg a été longtemps meprisée et meme avec "sursi de retrait souvent ". Et rassures toi que tout ce que je te raconte est verifiable car pas très ancien (des temoins vivent encore)et souvent avec preuve materielle a l'appui. Sous Modibo au temps de Diby Syllas Diarra ; tu me diras que ce temps est revolu, mais la responsabilité incombe bien au Mali, car on peut pas la dissimiler cette responsablilité, C'est des barbaries et exactions plus recentes que le nazisme que l'Allemagne paye encore en reconnaissant et demandant pardon aux juifs. Alors pourquoi pas un pardon du gouvernement malien aux Touareg. Je ne te citerai que des exactions pour raisons purement culturelles car très souvent spirutuelles:
- Exécution publique à Kidal de Hamzata Ag Safikhoun à cause de sa poesie, Notable qui a même composé un poème dithyrambique à la gloire de l’indépendance du Mali (drole de cadeau)
- Exécution à Kidal de Sidi Mohammèd alias Nbakouwwa Ag Oumeyyata, haute personnalité spirituelle dont la renommée s’étend jusqu’au Gourma du Cercle de Rharous ;
- Exécution à Aguelhok de Sidi Hayballa Ould Abidine, haute personnalité spirituelle des Kounta de tous les cercles de Kidal et Tessalit .
L’armée a donc pris le monopole de la gestion du cercle de Kidal ,decreté zone militaire interdite et reconnu plus pour etre le grand bagne ou on affecte que les condamnés a mort ou les criminels irréductibles interdisant tout contact avec le monde exterieur (touriste, festivité culturel) et celà jusqu'en 1992, date de la nomination d’une administration locale majoritairement civile. Cette periode a profondément marqué la population par un comportement d’armée d’occupation, avec, cependant des militaires, dont quelques officiers, ont eu un comportement exemplaire que les gens se remémorent jusqu’à présent.
-Le 12Avril 1964 : Elections législatives au Mali. L’USRDA « affecte » à Kidal un député du Cercle de Bourem, et à Ménaka un député de Gao. Aucun commentaire n’est ici nécessaire ! Affecter des deputés dans des cercles ou ils n'ont pas été elus par les populations.
-Mais le crime culturel le plus abominable c'est en 1966 : Organisation de sessions de formation politique à l’intention des leaders communautaires. Ces sessions portaient en grande partie sur le « socialisme scientifique », avec une connotation athée ! On imagine bien l’effet catastrophique d’un tel « prêche » pour tenter d’endoctriner des populations profondément musulmanes, qu’on massacre pendant qu’on affiche devant elles le doute en l’existence de Dieu !
-1967 : Assassinat par le capitaine Diby Sylas Diarra de 3 des 7 chefs de tribu de l’Adagh et tu sais la raison, ils réclament une ecole où leurs enfants apprendront l'ecriture tamacheque simultanement que le français . IL s'agit de :
*Hamzata Ag Alqacem, chef de la tribu Taghat Mallèt Kel-Telabbit
*Ebag Ag Elmouaq, chef de la tribu Taghat Mallèt Kel-Oukenek.
*Bissada Ag Rhissa, chef de la tribu Kel-Taghlit
Plus que la mort de ces trois chefs, c’est le calvaire cynique imaginé pour eux par Diby et ayant provoqué leur mort qui a profondément indigné la population.
En effet, à demi dévêtus, sous les yeux de leurs parents, de leurs enfants et de leurs administrés, sous les coups de cravaches des gardes, ils roulaient chacun ce qu'appelaient nos parents à l’époque « la barrique sans destination », une barrique contenant 200 litres d’eau et à rouler en va-et-vient entre le cercle et la piste d’atterrissage.
*Assassinat également en 1967 (à Jarajanshé, 30 km au Nord de Kidal et 3 ans après la fin officielle de la rébellion) d’Akhlou Salem Ag Akhemmenou, l’un des leaders de l’ex-rébellion revenu se rendre.
Ce quadruple assassinat a aggravé la perte de confiance de la population locale en l’administration malienne . Et l'interdit le plus enorme à l'epoque était de composer un poème en Tamachek .
Le trait le plus marquant après les assassinats a été une acculturation pernicieuse affichée à travers une troupe artistique de Kidal jouant du balafon et chantant en bambara. En 1964, courroucé par une protestation contre cette entorse culturelle, le capitaine Diby Sylas Diarra a rageusement répondu en pleine conference de cadres: « Est-ce que les Touaregs ont même une culture ? » Ainsi, même ce que le Mali n’a pas donné aux Touaregs - leur propre culture - il voulait le leur retirer !
On se plaisait à l’époque à ressasser que la rébellion a été matée par le capitaine Diby Sylas Diarra. Mais si l’on s’en tient aux bilans strictement militaires il faut avouer qu’ils sont plutôt maigres des deux côtés : le seul vrai accrochage ayant eu lieu, celui de Tijnoutén, n’a fait que deux morts de chaque côté. Pour le reste les rebelles ont surtout opéré des enlèvements de troupeaux de l’Etat ou de ses agents, et l’armée s’est livrée au massacre des personnes civiles et des animaux. On ne peut aujourd’hui nier que le rôle déterminant dans l’arrêt des hostilités a été plutôt joué par Intalla Ag Attaher, successeur de son père à la chefferie des Ifoghas.
A notre connaissance aucune voix à l’époque ne s’est élevée et n’osait s’élever contre ces crimes, à l’exception du Dr Mohammed Soumaré alors Député à l’Assemblée Nationale et temporairement affecté à Kidal comme médecin des troupes. Je dis « Temporairement » parce que, surpris et courroucé par sa désapprobation des crimes commis à Kidal, le capitaine Diby Sylas Diarra a obtenu en 48 heures son rappel par Bamako !
Les crimes commis par le régime de l’USRDA n’ont pour ainsi dire ébranlé la conscience de personne. Pendant tout le temps qui a suivi, les autorités ont affiché l’attitude du devoir accompli. Les nombreux innocents exécutés sommairement n’ont été que des déprédateurs. Sur les tombes des femmes et des vieillards assassinés, une auréole de prestige a été tissée autour du capitaine Diby Sylas Diarra. Honni de tous les Touaregs maliens, il a été promu héros national rien que pour avoir affiché son plaisir dans l’extermination de ces mêmes Touaregs et de leur culture
Pendant tout ce temps de façon plus générale l’élite politico-intellectuelle touarègue a été placée dans une suspicion permanente et presque paralysante pour que tout se taise.
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16 juin 2008
A TOUS LES CADRES DU NORD
Dans nos régions défavorisées, même si certains prétendent le contraire, vous avez représenté l’espoir. On a compté sur vous pour sortir de l’arriération, on a compté sur vous pour promouvoir et défendre le Septentrion malien, pour en faire une partie intégrante d’un pays qui, même s’il est pauvre, doit reconnaître tous ses enfants et assurer un partage équitable entre tous. Seuls les aveugles ou des gens mal intentionnés peuvent affirmer aujourd’hui que l’ensemble du Nord est traité à la même enseigne que ce Mali dit utile : son sud.
Et qu’avez-vous fait pour ces régions qui vous ont vu grandir et qui ont cru en vous pour mieux les représenter ? Le bilan est plus que mitigé. Il faut d’abord plaire aux chefs et à la hiérarchie pour son petit avancement, c’est çà le souci de nombre d’entre vous… pourtant ce n’est point le souci le plus noble.
Non ! D’ailleurs, pensez-vous être aux places que vous occupez aujourd’hui sans les combats des années 90 ? Qui est à la base de votre intégration dans les différents rouages de l’Etat qui nous considère aujourd’hui comme une maladie à combattre ou de dangereux sauvages à court-circuiter ? Ce pain-là est bon pour vous, mais ceux qui mènent la lutte sont des pestiférés ou des apatrides...
QUAND cela changera-t-il ?
L’ALLIANCE réclame ce que le Pacte National n’a pas su produire. Pourquoi s’opposer à l’Accord du 4 juillet alors que ses réalisations majeures comme la route Gao-Kidal ou Kidal-Menaka et l’aérodrome de Kidal vous profiteront plus qu’aux éleveurs sans fortune qui constituent la majorité de notre population ?
Les indispensables forages, puits et dispensaires pour les populations rurales ne sont financièrement que peu de choses en comparaison.
Alors il faudrait changer de point de vue et de comportement et ne plus nier les vérités vécues par l’immense majorité rien que pour assurer sa promotion personnelle. Quand un Nordiste formule une doléance ou entreprend une action de développement, il faut au contraire le soutenir au lieu de le combattre pour plaire au chef.
Vous les cadres qui avez fait des études et connaissez les enjeux du monde actuel êtes mieux placés que quiconque pour savoir que l’intérêt collectif doit être placé au-dessus de l’intérêt individuel et cela si l’on veut survivre sans renier notre identité et nos valeurs
Source: Azawad-union 24 janvier 2007
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9 juin 2008
Communiqué de l’Alliance Touareg Nord-Mali pour le Changement (ATNMC):Offensive de l’armée malienne contre les bases de la rébellion touarègue .

Alliance Touareg pour le Changement (Nord Mali)
Après deux tentatives sur l’une des bases de la rébellion touareg située à Tinessalak à 160km de Kidal, l’armée a été repoussée et pourchassée par un renfort de la rébellion venant du côté opposé, une rébellion déterminée à amener par ces actions le gouvernement au dialogue. Le bataillon de l’armée conduit par le colonel Gamou et ses quelques dizaines « d’éclaireurs » (supplétifs non enrôlés légalement) a été repoussé jusqu’à 50km de la ville de Kidal.
Les pertes du côté de l’armée malienne sont importantes : on peut déjà parler de 13 militaires tués dans ces affrontements dont un lieutenant, plusieurs blessés graves et plusieurs engins blindés hors d’usage. La rébellion ne compte aucune perte dans ses rangs. Nous démentons formellement le chiffre de 20 morts dans nos rangs publiés par le ministre de la défense. Nous démentons également que l’armée malienne ait fait des prisonniers lors de ces affrontements.
En revanche, la rébellion détient encore 90 prisonniers militaires maliens, dont plusieurs officiers. Après cette nouvelle défaite de l’armée malienne, les autorités centrales de Bamako se sont empressées de remplacer tous les généraux des Etats-majors par une nouvelle génération d’officiers supérieurs.
Dans la mesure où les accords précédents signés avec l’Etat malien ont échoué faute d’application, et afin de retrouver une stabilité politique pour permettre une reprise du développement de nos régions, nous réclamons une autonomie politique, socio-économique et culturelle dûment réfléchie.
Pour sortir de l’escalade militaire actuelle, nous interpellons la classe politique malienne, les partenaires techniques et financiers du Mali et la Communauté internationale pour soutenir des solutions politiques concertées qui permettront de préserver une stabilité politique dans la sous-région au bénéfice des populations touaregs.
Par ailleurs, nous lançons un appel aux organisations internationales, le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les Réfugiés, le comité International de la Croix Rouge et les autres organisations compétentes, pour venir en aide aux populations touareg du Mali réfugiées dans le Sud-Algérien et au Burkina Faso et qui se trouvent dans un total dénuement.
Le 8 juin 2008
Alliance Touareg pour le Changement (Nord Mali) Porte-parole, Chargé des Relations Extérieures Hama Ag Sid’Ahmed.
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2 juin 2008
'Akal n'iba' (terre éloignée, terre à perte de vue)

A perte de vue se dessine la ligne de l'horizon dans ses grandes plaines qui forment le Sahara.
A perte de vue la caravane perce le mystère qui fait peur aux initiés de cette atmosphère.
A perte de vue les nomades errent dans ces terres hostiles et tristes comme la mort au premier abord.
A perte de vue dans le lointain infini le vent ramène le temps dans le giron des collines agrémentées
des dunes aux grains de sable fin.
A perte de vue les branches d'un acacia aux épines dorées comme les pointes des épées des guerriers
qui luisent au soleil et s'imposent à la vue de tous les voyageurs même aux gerboises qui jouent avec
les crottes des brebis.
A perte de vue le temps n'existe plus, rien que le mystère de l'oubli.
Chante l'hymne endormi depuis la nuit, perdu dans le mirage qui fait office de mers englouties.
A perte de vue s'élèvent les tourbillons au ciel comme si le message était parti des terres hostiles
vers les cieux où tous les regards attendent une pluie qui donnerait vie à toute une flore et faune
endormie.
A perte de vue le temps chevauche le vent vers les cimes des horizons qui bercent l'espoir d'un jour
meilleur.
A perte de vue la soif et la faim ouvrent leurs portes à de nouvelles recrues qui ont signé leur arrêt
de mort.
A perte de vue le temps s'écoule englouti par les ténèbres de la nuit qui sont toutes les mêmes.
A perte de vue l'homme néolithique a tracé sa route face à l'océan sans limite. 'Akal n'iba' se situe
entre deux mondes celui d'hier et celui de demain. Aucun des deux n'est certain, l'un est passé et
l'autre nous attend.
Souéloum Diagho
.
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Libellés : politique
1 juin 2008
26 mai 2008
Les secrets d’une mort horrible

L’assassinat de Barka est bien l’œuvre préméditée de Bamako et ATT ne peut pas ignorer la réalité car militaire dans son âme et très rattaché à sa SE. En effet les services secrets de Bamako ont monté tout un dossier articulé de nombreux renseignements et de certains préjugés sur le défunt Commandant. Dans les détails de ces renseignements recoupés la SE est unanime que Barka aurait été le cerveau de l’attaque du 23 Mai 2006 ce qui leur a été relaté et soutenu par leurs quelques protégés et « privilégiés » touaregs de Kidal. Dans ce même dossier les relais des services secrets à Kidal l’auraient identifié comme branche de renseignements de Bahanga à cause sûrement de son rattachement au colonel Fagaga et de ses liens de parenté avec Bahanga. Toujours dans ce néfaste montage (car qui veut tuer son chien l’accuse de la rage) le Colonel Zoumana Diawara, Cdt du Groupement des Unités Spéciales desquelles relevait Barka aurait dans un long rapport qualifié l’officier défunt d’élément perturbateur de la paix dans la région empêchant même le déploiement des effectifs des unités spéciales dans les différentes missions. Au comité de Suivi le numéro deux : le Colonel Elwa TOGO étant un officier infiltré de la SE a habitude dans ses rapports de compte rendu d’incriminer le Commandant Barka comme étant l’élément bloqueur du recrutement des 420 élements dont 200 seulement ont pu être recrutés à ce jour et tant d’autres avancements de l’accord d’Alger. A toutes ces calomnies est venue s’ajouter la grande accusation qui était la goutte d’eau à faire déborder le vase, accusation selon laquelle les 34 militaires blessés récupérés par Bahanga avec la CICR l’ont été sur initiative de Barka qui lui aurait téléphoné en lui suggérant que les hommes que transportait la croix rouge n’étaient pas tous des blessés et qu’il y avait parmi des hommes en armes. Cette fois les rapporteurs prétendaient que Bahanga aurait déjà donné son aval à vider du champ de bataille tous ceux qui étaient blessés. Alors toute l’armée a accusé la commission tripartite (Barka pour l’Alliance, Iladi Ag Alla pour la Commission de bons Offices et le Cdt Ibrahim Ag Inawelane pour le Groupe Technique de Sécurité) de complicité flagrante. Arrivée à Kidal tout le monde charge Barka, y compris certains de ses compagnons de missions qui étaient très proches des services secrets maliens.
C’est dans cet ordre d’idée que la tête pensante et dirigeante de la SE en la personne du Colonel Mami Coulibaly aurait de facto donné l’ordre d’éliminer Barka. Les instructions ont été données via le Colonel Bamba depuis Gao qui répercuta les ordres sur les mains discrètes de certains officiers parmi lesquels certains bien remontés pour avoir subi le choc de Zakak. Les hommes désignés étaient le capitaine Fadiala Camara, le Lieutenant Diaw et deux autres officiers du Commando para en l’occurrence le Capitaine Coulibaly le Lieutenant Mohamed Keita et le Lieutenant Moustafa Touré principal relais de la SE au sein des troupes. Un observatoire de surveillance de la cible a été mis sur place et confié au Commandant d’unité de Barka en la personne du Colonel Zoumana Diawara. Après plusieurs jours de rode restés bredouilles autour du domicile du Cdt Barka, qui, alerté ne dormait pratiquement plus chez lui, alors il fallait créer une similarité de mission. Ainsi donc le 08 Avril la dite mission piège fut orchestrée en huis clos jusque tard dans les locaux du Comité de Suivi entre hiérarchie militaire impliquée et le 09Avril, Barka est appelé par le Colonel Elwa Togo numéro 2 du Comité de Suivi aux environs de 10h pour une mission jamais accomplie. Ne pouvant se douter de rien le Commandant se mit aux préparatifs de son départ pour la mission en guise d’obéissance au colonel sans jamais imaginer qu’il va pour une mission aussi simulacre que machiavélique. Aux environs de 16h 55 GMT le commandant en voulant sortir s’est vu refuser la sortie malgré qu’il se soit présenté entant qu’officier supérieur. Alors on lui exige un document pouvant attester qui il est. Le Commandant Barka ne s’en remettant pas du comportement des hommes du poste appela tout de suite le Colonel Elwa Togo et le Colonel Abdoulaye Coulibaly, chef secteur qui n’ont pas voulu ordonner par téléphone aux éléments du poste de le laisser sortir mais plutôt lui demandent d’aller récupérer un ordre de mission chez son commandant d’unité, ce qu’il fit. Mais en fait ce que ne savait pas le commandant défunt, le retrait du document n’était pas fortuit, il permettait à l’équipe opérationnelle de localiser le poste par lequel il devait sortir et de se positionner sur place avant le retour de la cible ou du grand complice comme ils l’appellent. 17h40 il quitta son commandant d’unité avec une permission spéciale en main au lieu d’un ordre de mission, moins de dix minutes après il était au poste et puisque le commando meurtrier,il était sur place il opéra de suite, le ligota par son turban et sa jaquette d’abord et l’embarquèrent dans leur Toyota. Son compagnon, l’imam Mohamed Moussa, contre lequel ne pèse aucun renseignement, a eu la malchance d’être témoin. Ils les débarquèrent probablement pour les tuer aux abords inverses de l’oued Etambar dans les arbustes du lit de celui ci, quand ils ont été dérangés dans cette seconde étape par la présence des femmes qui ramassaient des brindilles de bois et qui ont tout vu, en tout cas ils les ont mieux attachés cette fois par une corde bleue qu’ils trouvèrent dans la voiture de Barka qu’un militaire conduisit. Les braves militaires embarquèrent une dernière fois leur cargaison pour la destination fatale, à cet instant même, une voiture HJ60 bleue en provenance de Igouzar dépassa les militaires à bord du 4x4 de Barka. Les occupants de la HJ60 remarquèrent le militaire au volant, coiffé d’une casquette pour blindés sans jamais imaginer que c’était pour exterminer des hommes. Selon le conducteur de la HJ60, Ahmadou Ag Aghaly il ne pouvait voir les deux victimes qui étaient ligotées et allongées au fond de la Toyota de l’armée. Cette fois destination Achantebaguitt, ce monticule connu des kidalois, moins de 400m du deuxième point et moins de 700m du point de départ (le poste). 18h10 tout le monde à Kidal y compris les éléments de l’Alliance qui se trouvaient au groupement spécial entendit les rafales meurtrières, mais cette pratique d’élimination physique jusque là méconnue des habitants fît que personne ne conclu une horreur quelconque. La population était habituée à des tirs de sommation sans aucune gravité, elle s’est plutôt occupée de sa prière du maghrib qui a commencé pour certains et qui était à moins de 5mn pour d’autres.
L’attention ne fut pourtant pas moindre chez les autres militaires des autres check points de sécurité cernant la ville de Kidal qui auraient tout de suite provoqué un mouvement rapide et massif des forces militaires. Par ailleurs sont nombreux les témoins qui confirment un mouvement de 2 blindés militaires venus du check point sud et du check point nord au lieu de l’assassinat et cela immédiatement après les tirs. Venus en renfort et à peine arrivés au poste les blindés reçoivent une réponse suffisamment rassurante pour retourner à leur position initiale.
Le drame ne sera connu des Kidalois que le lendemain à 08h quand 2 cousins germains de Barka et le beau frère de l’imam défunt de retour du campement découvrent les corps criblés de balles, pieds et mains ligotés. Découverte macabre qui a concrétisé l’atrocité et la barbarie inouïes des assassins ce qui aujourd’hui nous glisse sur un dérapage critique qui nous amènera jusqu’où ?
Il est inimaginable qu’un Etat tue son officier et crie simultanément à l’ouverture d’une enquête mais puisque l’inimaginable est malien c’est donc faisable et il faut que les proches qui n’arrêtent de réclamer justice comprennent qu’il ne sert à rien d’espérer qu’un meurtrier sera mis hors d’état de nuire dans cette affaire car la liste est lourde pour être punie, sauf confession exceptionnelle en se rappelant de l’épisode historique de l’assassinat de Cabral, reconnu que 13 ans après les faits par le meurtrier, ATT qui bien que tard demanda finalement PARDON.
Faut-il aujourd’hui encore attendre 13 longues années de deuil pour qu’un des officiers ci-dessous nommés et incriminés demande pardon ?
- Colonel Mami Coulibaly Directeur Général de la Sécurité d’Etat
- Colonel Bamba Keita commandant de Zone à Gao
- Colonel Elwa TOGO Comité de Suivi accord d’Alger
- Colonel Zoumana Diawara Commandant Groupement Unités Spéciales
- Capitaine Fadiala Camara Armée de terre Kidal
- Capitaine Coulibaly des bérets rouge Kidal
- Lieutenant Mohamed Keita des bérets rouge Kidal
- Lieutenant Diaw Malik Armée de terre Kidal
- Lieutenant Moustafa Touré SE Kidal
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Libellés : politique
25 mai 2008
Lettre Ouverte au Président de la République
Au Président de ma République
Ce qui vient de se passer à Abeybara est hautement regrettable, sinon déplorable : affrontement fratricide entre maliens en une armée dure pour notre pays, et dans la plus pauvre de ses régions.
Hélas, ce n'est certainement pas l'avis des criminels auteurs du double assassinat odieux du 10/04/2008 aux portes mêmes de Kidal. Leur objectif était de reculer aussi loin que possible les possibilités d'un retour à la paix pour un pays qui en a aujourd’hui le plus grand besoin.
Leur forfait ne visait pas que cela. En assassinant deux membres influents de l'"Alliance Démocratique du 23 mai pour le changement", le Commandat Barka Ag Alher et l'Imam Mahamad Ag Mossa, ils visaient aussi une rupture de facto de l'Alliance avec les autorités maliennes avec qui elle a signé l'Accord d'Alger, donc une remise en cause même de cet accord !
Déjà frustrée par sa mise à l'écart par rapport à la sécurité de la Région où elle peut être cependant d'une grande efficacité,et d’une grande utilité j'en tiens témoins les nombreux Procès Verbaux des différentes réunions du Comité de Suivi qui à toutes les fois l’a bien souligné dans ses comptes rendus qui vous parviennent.
Ne disais je pas dans un de mes articles sur ce même site que : « la mort du Cdt Barka et de l’imam Mohamed Mossa appartient déjà à l’histoire. Personne n’en parle plus comme si justice a été rendue. Seules les familles des victimes dans l’impuissance totale s’en souviennent. Ceux qui sont morts sont les seuls perdants. S’il arrive qu’ils reviennent sur terre, auraient ils crié à juste raison haut et fort notre silence coupable, notre méchanceté responsable, de la besogne ignoble. Puisse leur mort apporter lumière et paix chez nous sur cette terre où l’innocent est toujours coupable, où l’auteur des délits les plus sordides est le héros dont on chante la gloire. »
En effet Mr le Président devant ce crime odieux du 10/04/08 l’Alliance a été scandalisée, exacerbée, indignée, bouleversée, et surtout par le degré de cruauté et de barbarie de l’acte. Elle a alors enjoint à ses éléments armés, jusque là basés à Kidal, symboliquement au sein du Groupement Spécial de Sécurité, de sortir de cette localité: manière de protester et aussi raisonnable précaution pour échapper à des assassinats en série analogues.
Hier par Diabaly et aujourd’hui par Abeybara l’Alliance croit être sur le meilleur chemin de se rendre justice,de venger Barka : je dis non, loin de là, la justice n’est pas synonyme de destruction ni d’horreur non plus synonyme de vengence par mort d'hommes premeditée en substitut à un verdict .
Certes sur ce dossier lumière a été promise: enquête suivie d'arrestation et comparution des coupables devant la justice. Vous n'avez que trop envoyer de missions , de commissions et d'émissaires j'hexhorte que bilan soit fait. D'aucuns vous promette le retour de l'Alliance même sans que justice ne soit faite et d'autres vous soutiennent une fausse thèse de probables meurtriers en déhors de l'armée rien que pour vous plaire. Devant l'opinion Nationale et Internationale qui veut tout savoir que de beaux discours standards bien parés de tous les qualificatifs juridiques dignes d’un état de droit. On veut bien y croire! Que Dieu le veuille aussi! Mais dès le lendemain du meurtre beaucoup de gens, et d’ailleurs parmi les plus soucieux de la paix et de la concorde pour notre Nation, sachant bien comment se sont terminées bien d'enquêtes dans ce pays, ont craint de voir des agissements injustes constituer des ripostes à un manque de justice. Et cela, il faut craindre que ce ne soit l'explication au drame d'Abeybara de ce jour 21 mai 2008.
En sachant que cette attaque a lieu à deux jours, jour pour jour du second triste anniversaire de la prise de Kidal un certain 23Mai 2006, il urge que les assassins du 10/04 soient arrêtés pour que toute la mésaventure s'arrete là et que de douces mères ne grossissent plus le nombre exorbitant de veuves que connait ma région, d’ailleurs de part et d‘autre. Nous souhaitons que l’Etat Nation, mère de tous les maliens prenne un acte symbolique de justice afin que les attaques et incursions de 04h et 05 du matin dans nos casernes s’arrêtent à cette dernière. Cette dernière, nous souhaitons bien qu'elle le soit, vient elle aussi avec ses bavures(j'en doute fort qu'on vous rende fidèlement compte), l’assassinat par les siens du Cdt Oumar Ag Indatou et d’un autre soldat loyaliste touareg, est l'un des plus grands drames dans un pays dont l'attachement aux idéaux de justice a toujours été proclamé sans ambiguïté. Barrons donc rapidement et définitivement la route au règne de l'injustice par manque de justice! Si chacun se rendait justice, quelle horreur !
Un grand de notre proche histoire a très couramment habitude de nous dire de craindre que l'histoire ne nous interpelle pour faille à « notre devoir de génération » alors Monsieur le Président de la République,mon grand frère ATT,voulant croire à votre bonne volonté je vous interpelle,je vous interpelle pour que vous rendez justice, vous en sortirez grand j’en suis convaincu. De grâce concrétisez par un acte loyal vos cris de cœur d’homme de dialogue et pour le dialogue .Vous qui aimez bien nous dire que vos efforts privilégient la voie du dialogue qui permet, à juste titre et selon vous de « laisser parler plus la raison que le cœur », afin d’éviter des conflits fratricides et moi je dirai "afin aussi que les populations, qui souffrent déjà de la sécheresse, de la pauvreté, des maladies, de l’ignorance, puissent s’occuper de leurs maux et cesser enfin d’être les victimes innocentes d’un conflit inutile et ridicule".
Monsieur le Président, loin de formuler une offense à votre personnalité, si un acte de justice n’est pas urgemment posé c’est la grande histoire qui vous jugera un jour et celà même à titre posthume ensuite bannira vos beaux actes déjà posés et ternira votre réputation, votre image de père de la jeune démocratie malienne.
Mr le Président ceci est un cri de cœur d’un minuscule opérateur économique, élu à juste titre Président de la Chambre de Commerce de Kidal et présentement à Paris par exil forcé passant d'hopital en laboratoire d'analyse Parisien pour diagnostiquer qui d'un diabète, qui d'un malaise cardiaque, qui d'un stress né des soucis du devenir de son terroir qui brûle au confins de notre pays.
Abdou Salam AG ASSALATT Président Chambre de Commerce de Kidal
tél 0033689127713
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Libellés : politique
21 mai 2008
MALI: COMMUNIQUE DE L'ALLIANCE TOUAREGUE DU NORD-MALI POUR LE CHANGEMENT (ATNMC)
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Le Groupement de la garde nationale de la localité d’Abeibara est pris par la Rébellion Touareg
Après le refus des autorités maliennes de poursuivre un dialogue sérieux et sincère, les Touareg en rébellion déduisent que la partie gouvernementale ne cherche qu’à gagner du temps pour continuer à renforcer le dispositif militaire et distraire toutes les bonnes volontés qui réclament le retour réel de la paix et de dialogue. Ils constatent que les autorités maliennes ne font aucune proposition sérieuse de sortie de crise qui aille dans le sens d’une reprise des pourparlers qui tiennent compte du contexte actuel.
C’est dans cet esprit de rupture de confiance que les opérations militaires ont repris début Mai. Après la caserne militaire de Diabali, le camp de la gendarmerie et le poste de la garde nationale du cercle d’Ansongo, tôt ce matin des centaines des Touareg armés menés et coordonnés par Ibrahim Ag Bahanga et des officiers Touareg ont attaqué la localité d’Abeibara, située au Nord Est de Kidal.. Après des combats très violents qui ont duré plus huit heures, le groupement de la garde nationale et le renfort militaire qui était aussi déjà sur place sont pris. Dès la prise d’Abeibara, le commandant du groupement Omar Ould N’Datou et un autre soldat touareg loyaliste ont été sauvagement abattus par un militaire loyaliste les accusant d’avoir déposé les armes pour se constituer prisonniers.
Bilan est lourd, côté armée malienne, 2 chars détruits, 60 militaires sont faits prisonniers. Du côté touareg, 2 blessés légers et un mort.
Pour sortir de la crise actuelle, nous souhaitons que les autorités centrales maliennes associent rapidement les partenaires techniques et financiers du Mali, des représentants de la classe politique malienne et des médiateurs internationaux à une reprise de dialogue qui tient compte du contexte actuel et de l’élargissement du conflit aux autres régions du Nord.
Hama Ag Sid Ahmed
Porte-parole
Wed, 21 May 2008 16:59:14
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4 mai 2008
Le nomade
Il est enturbanné de soleil
Vêtu d’une robe de scorpions
Chaussé d’épines
Il s’appuie sur la vipère fourchue
Il a domestiqué l’essuf
La mort s’écarte de son sentier
Devant lui les montagnes de feu s’effondrent
Derrière lui le tapis de terre s’enroule
Son chemin est tracé par la soif
Comme le jet ébloui de l’étoile filante
Au-delà des abîmes
Son appui murmure sans trêve
Toi crête de l’univers !
Sois cheville
Et tête de pyramide !
Hier l’armée d’acier a brûlé sa tente
La sécheresse a balayé ses enclos
Sa femme est au puits
Drapée de chiffons gris
Grimaçante sinistre
Visage enduit de cendres
Tresses dénouées
Veuve fantôme
Ses enfants plient les genoux
Dans les marécages du venin
Creux de famine
Entraves de la misère
Couches galeuses
Couvertures de vermines
Pâturages, champs clos
Tornades de fumée
Ses chemins s’entassent dans les filets des cloutés
Mis en cellule
Boites de conserve
Le nomade entre dans la cité
Pour acheter trois mesures de blé
Ceux qui vénèrent le béton
Lui crachent au visage
Lui jettent dans le dos
Les os de ses moutons
Hurlements de la ville
Sois maudit nomade
Renard, voleur, pillard, traître
Sauvage, compagnon de l’araignée,
Frère du chameau
Il quitte le marché
Pour les étoiles
Indifférent exalté
Il n’entend que le son de ses pas
Poussière qui l’enveloppe
Violon qui harmonise
En un seul son
Le passé et le futur
Boucle inondant l’instant présent
Au-delà de ce temps
Il regarde
Et accompagne le jet des âmes
Qui débordent la vie
Pour la tente d’Inta
Et l’aridité d’Abat
Où l’existence devient mousse de lumière
Dans l’océan des mirages miroirs
Il retourne à ses plaintes en chantant
Mélodie de l’errance
Celui qui ne crache pas sur le déshonneur
Demain les contraintes crèveront les yeux
Pour qui ne s’est pas délié
Des chaînes de la servitude
Les nœuds ne se démêleront pas
Qui attachent la trousse des délices
De la graine étincelle.
Hawad. Caravane de la soif. Edisud 1985.
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